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30/12/2020

Découvrir les distilleries de rhum de Guadeloupe

Photo : Daniel Joliver - Licence CC BY 2.0

Dotée d’un exotisme et d’un charme tout à fait uniques, la région d’outre-mer compte des sites touristiques tels que les distilleries de rhum de Guadeloupe qu’il est indispensable de visiter.

« L’ile aux belles eaux » est un département français d’une superficie de 1 702 kilomètres-carré et séparé de l’hexagone par 6 700 kilomètres. Depuis sa découverte, elle entretient avec le rhum, comme la Martinique, une histoire toute particulière.

En effet, chacune de ses distilleries représente un chapitre de son histoire, une porte ouverte sur sa culture, la chance de porter un regard neuf et original sur l’ile, mais aussi de vivre une expérience touristique unique.

Cela étant, cette expérience, aussi exceptionnelle soit-elle, ne saurait se faire sans un minimum de préparation.

C’est la raison pour laquelle cet article vous propose de mieux vous informer à travers l’histoire des rhumeries de Guadeloupe, les rhums produits en Guadeloupe et les principales distilleries de rhum de Guadeloupe.

L’histoire des rhumeries de Guadeloupe

L’histoire des distilleries de rhum de Guadeloupe ne saurait être racontée sans présenter sa terre et son climat favorable, son histoire mouvementée et la réduction progressive du nombre des distilleries.

Une terre et un climat favorables

La production du rhum est une opération qui nécessite la réunion d’un certain nombre de conditions parmi lesquelles on compte une terre et un climat favorables. La région guadeloupéenne remplit parfaitement cette condition.

La Guadeloupe est un archipel constitué de plusieurs démembrements :

  • La Guadeloupe continentale (Basse-Terre et Grande-Terre) ;
  • L’archipel des Saintes ;
  • La Désirade ;
  • Marie-Galante.

Tandis que Basse-Terre est une région volcanique recouverte par une forêt dense, Grande-Terre est paradoxalement un plateau approprié pour l’agriculture. Les autres îles possèdent plus ou moins les mêmes caractéristiques.

L’île aux belles eaux jouit d’un climat tropical tempéré caractérisé par deux saisons, une sèche et l’autre humide, et une température moyenne de 25°C.

La Guadeloupe dispose de terrains et d’un climat favorable pour produire autant de rhum qu’elle le souhaite. D’ailleurs, la rhumerie de Guadeloupe est forte d’une histoire qu’il convient de raconter.

Une histoire mouvementée

C’est en 1493 que Christophe Colomb découvrait la Guadeloupe puis la laissait à l’abandon. En 1626, sous l’impulsion de Richelieu, la colonisation des Petites Antilles par la France fut lancée.

En 1635, la Guadeloupe était déjà un territoire français. Dans la même période, grâce à la main-d’œuvre que représentaient les esclaves et avec l’aide des hollandais, les fondations des distilleries de rhum de Guadeloupe furent installées avec les plantations de canne à sucre.

La fabrication de guildive, eau-de-vie de canne, démarra peu de temps après. La première mention du rhum en territoire guadeloupéen remonterait à un document écrit par un certain père Du Tertre en 1667.

Plus tard, après la colonisation par les anglais à la deuxième moitié du 18ème siècle, l’activité d’exportation de la mélasse fut entreprise sur l’île aux belles eaux.

Cependant, après la reconquête de l’île par les français au tournant du 19ème siècle, les distilleries de rhum de Guadeloupe furent installées et la production de rhum prit une ampleur plus importante.

Après cela, la fin du 19ème siècle fut marquée par le début d’une certaine rivalité avec la Martinique. En effet, le rhum martiniquais avait plus de succès.

Cette époque passée, les distilleries de rhum de Guadeloupe ont subi de nombreuses infortunes parmi lesquelles on compte le cyclone de 1928 et les affres de la deuxième guerre mondiale.

Ce sont des facteurs qui ont favorisé la diminution du nombre des acteurs de la distillerie en Guadeloupe.

Une réduction progressive du nombre des distilleries

La réduction des distilleries de rhum de Guadeloupe n’est ni un évènement anodin ni le fruit du hasard. Plusieurs raisons peuvent en effet expliquer ce phénomène :

  • Les conflits politiques ;
  • Les catastrophes naturelles ;
  • Une concurrence trop intensive ;
  • Le manque d’accès à des moyens techniques adéquats.

Cet ensemble de causes qui s’est étalé sur un certain nombre d’années a eu pour effet de réduire graduellement, notamment depuis l’année 1939, le nombre des distilleries de rhum de Guadeloupe.

De 1939 à nos jours, le nombre des distilleries de rhum de Guadeloupe est passé de 55 à 7 rhumeries. Une situation regrettable qui constitue néanmoins une raison de plus pour prêter une attention particulière aux distilleries de rhum de Guadeloupe.

Les rhums produits en Guadeloupe

Avant de se lancer dans la visite d’une distillerie en Guadeloupe, il est nécessaire de connaitre les rhums produits en Guadeloupe à travers leurs différents types et leurs diverses durées de vieillissement.

Des types différents

Indépendamment de leurs provenances, les meilleurs rhums de Guadeloupe seront toujours issus de l’une de ces deux catégories :

  • Le rhum agricole : aussi appelé rhum z’habitant, il s’agit d’un rhum produit grâce à la fermentation et à la distillation du jus de la canne à sucre, le vesou ;
  • Le rhum industriel : aussi dénommé rhum traditionnel ou rhum de sucrerie, il s’agit d’un rhum produit à partir de la mélasse obtenue de la canne à sucre.

Cette principale distinction faite, il faut mentionner que les distilleries de rhum de Guadeloupe proposent des rhums particuliers :

  • Le rhum blanc : incolore et transparent, il plait au nez et présente une certaine finesse ;
  • Le rhum brun : de couleur dorée à ambrée, il est marqué par des notes fruitées et florales ;
  • Le rhum élevé sous-bois : il est quasiment identique au rhum brun ;
  • Le rhum vieux : il a une couleur de miel et des arômes boisés.

Il convient également de s’intéresser aux diverses durées de vieillissement retenues pour les rhums de l’archipel.

Diverses durées de vieillissement

Le tourisme en Guadeloupe constitue l’occasion d’apprendre que tout comme le vin, la qualité du rhum peut dépendre de sa durée de vieillissement. Chaque type de rhum correspond par ailleurs à une méthode et à une durée de vieillissement particulière :

  • Le rhum blanc a une durée de vieillissement de 3 semaines minimum ;
  • Le rhum brun a une durée de vieillissement de 6 mois minimum ;
  • Le rhum élevé sous-bois a une durée de vieillissement de 12 mois minimum ;
  • Le rhum vieux a une durée de vieillissement de trois ans minimum.

Il existe en outre certaines mentions qui renseignent directement sur l’âge d’un rhum au-delà de sa durée de vieillissement :

  • Le rhum Very Old ou VO a une durée de vieillissement de 3 ans minimum ;
  • Les rhums VSOP, Vieille Réserve, Réserve spéciale et Cuvée spéciale ont une durée de vieillissement de 4 ans minimum ;
  • Les rhums Grande Réserve, Extra vieux, Extra Old, XO et Hors d’Âge ont une durée de vieillissement de 6 ans minimum ;
  • Le rhum Millésime suivi de la mention de l’année de récolte peut vieillir durant 15 à 70 ans.

Il s’agit de considérations techniques propres aux distilleries de rhum de Guadeloupe. Pour en apprendre plus, la visite d’une rhumerie en Guadeloupe est une activité à ne pas rater.

Les principales distilleries de rhum de Guadeloupe

Parmi les activités en Guadeloupe qu’il faut pratiquer au moins une fois, la visite des distilleries est sans doute l’une des plus emblématiques. Pour l’envisager, il est préférable d’avoir fait l’option d’une location de voiture en Guadeloupe afin de pouvoir se déplacer à sa guise.

La distillerie Damoiseau

La distillerie damoiseau de Guadeloupe a été fondée en 1942 par Roger Damoiseau et est actuellement détenue par Hervé et Jean-Luc Damoiseau.

Elle est située dans la commune du Moule et se prévaut d’une spécialisation dans la fabrication de rhum agricole blanc, ambré ou vieux.

De toutes les distilleries de rhum de Guadeloupe, elle est la seule à disposer du plus grand stock de rhum vieux. Cela lui permet de proposer des rhums VSOP, XO, millésime ou des éditions spéciales comme la cuvée Subprime.

La distillerie Montebello

Anciennement appelée distillerie Carrière, la distillerie Montebello a été fondée en 1930 par la famille Dolomie. Elle est passée depuis les années 1966, ou 1968 selon certains, aux mains de la famille Marsolle. Elle est située à Petit-Bourg.

Cette rhumerie est caractérisée par sa collaboration avec les cultivateurs locaux en matière d’approvisionnement en canne à sucre, et par sa méthode de production qui permet une fermentation plus longue, mais une extraction d’alcool plus rapide.

Elle produit du rhum agricole ambré, blanc et vieux, appréciés de manière égale par les amateurs et les experts. Elle fait partie des distilleries de rhum de Guadeloupe les plus respectueuses de l’environnement.

La distillerie Bologne

Située dans la région de Basse-Terre, la distillerie Bologne aurait été créée, selon certains, depuis le 18ème siècle.

Sa méthode de production est caractérisée par l’utilisation d’une variété de canne à sucre locale au potentiel aromatique très élevé.

Elle produit des rhums blancs tels que le Maillot Jaune et le Black Cane qui sont des incontournables de la région, mais aussi des rhums vieux VSOP ou XO qui se sont distingués à plusieurs reprises.

La distillerie Espérance

Connue pour être la plus vieille des distilleries de rhum de Guadeloupe, la distillerie Longueteau, aussi appelée distillerie Espérance, a été fondée en 1895 par Henri Longueteau. Elle est située à Capesterre-Belle-Eau.

Elle a connu un succès mitigé. Cependant, après que François Longueteau ait pris les rênes de l’entreprise en 2005, elle est devenue plus prospère.

Elle est caractérisée par une autonomie qui s’étend de la plantation à la récolte de ses célèbres cannes à sucre bleues et rouges.

Elle produit du rhum agricole blanc, ambré et vieux. Ses rhums mono parcellaires et ses rhums vieux ont contribué à faire sa renommée.

La distillerie du Père Labat

Connue pour être l’une des plus petites distilleries de rhum de Guadeloupe, la distillerie du Père Labat a été créée au début du 20ème siècle. Elle est située dans la ville de Grand-Bourg à Marie-Galante.

Elle a été rachetée en 2007 par Brot Jean-Cédric grâce à qui elle connait un nouvel essor. Il s’agit d’une distillerie authentique qui accorde de l’importance aux traditions.

Ses rhums agricoles blancs ou vieux sont réputés pour leurs arômes naturels et leur fraîcheur. Elle se distingue par la production de rhum allant jusqu’à 59° d’alcool.

La distillerie Reimonenq

Créée en 1914 et dirigée depuis 1958 par Léopold Reimonenq, la distillerie Reimonenq située à Sainte-Rose est une distillerie chargée d’histoire.

Elle est caractérisée par la possession d’un musée du rhum plutôt célèbre et par une double colonne de distillation unique. Elle produit l’un des rhums blancs les plus célèbres, le cœur de chauffe, et des rhums vieux de grande renommée.

La distillerie Séverin

Après sa fondation par Sévérin au 18ème siècle, la distillerie Sévérin a été achetée par un membre de la famille Marsolle en 1928.

Plus tard, en 2014, elle sera vendue à un actionnaire extérieur et sera délocalisée de son site initial pour être relocalisée au sein de la même commune, Sainte-Rose.

Elle est caractérisée par la production de rhum agricole blanc incontournable et d’un rhum vieux VSOP ou XO. Elle est aussi caractérisée par la production d’un punch titulaire de nombreuses récompenses.

Les rhumeries de Guadeloupe sont des monuments chargés d’histoire qui rivalisent d’originalité. Chaque distillerie de rhum de Guadeloupe représente en effet une porte ouverte vers les particularités d’une région, ses anecdotes, mais aussi ses difficultés.

Décider de visiter l’une des distilleries de rhum de Guadeloupe, c’est faire le choix de découvrir l’archipel de façon originale et absolument plaisante.